22/01/2014

Vous avez dit châteaux cathares?

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Bien sûr nous avons à faire à un mythe. les cathares, qui ne se sont d'ailleurs jamais appellés ni des cathares, ni des purs, ni des parfaits, n'ont connu les châteaux de ce nom qu'après la croisade contre les Albigeois. Cette guerre voulue par la papauté romaine en 1209 a eu pour conséquence le rattachement au domaine royal vingt ans plus tard. Une administration française remplaçait désormais une féodalité occitane. La parole des armes a laissé alors place aux tribunaux de l'Inquisition et à leurs sinistres prisons. A Carcassonne la prison du Mur dont j'ai déjà parlé dans mon blog "images d'hérésies" et que j'ai identifiée il y a un bon moment déjà, était un enfer, un véritable enfer...

Que reste-t-il de ces temps?

Les ruines des vainqueurs, et le beau château de Cabaret en est un bel exemple, et la parole des vaincus, c'est à dire les dépositions devant les tribunaux d'Inquisition. Aujourd'hui je me souviens de la recherche sur le catharisme, quand elle était dans l'Aude un véritable service public dirigé par Anne Brenon. Après sa démission du Centre d'études cathares, puis après le licenciement de Pilar Jimenez qui l'avait remplacée, l'association fut  mise en liquidation judiciaire. Dommage que l'association n'aies pas été dissoute tout simplement: les fonds documentaires seraient allés directement aux archives départementales où elles se trouvent aujourd'hui après leur rachat par le CG11. Bon j'en reparlerai. De toutes façons les vrais historiens du catharisme se retrouvent toujours autour d'Anne Brenon et de Pilar Jimenez au sein d'une nouvelle association internationale le CIRCAED.

La problématique autour du catharisme reste cependant la même comme autour du moyen âge en général. D'un côté les sectes qui y trouvent de glorieux ancêtres, de l'autre côté des "historiens" qui se veulent érudits locaux incontournables en quête de reconnaissance et de notoriété. Et oui l'Histoire ne nourrit ni son homme ni les femmes...

En tous cas il faudra bien un jour faire le ménage historiographique et arracher notre moyen-âge occitan à tous ces auteurs qui caricaturent notre passé en lorgnant sur des honneurs anachroniques et sur le pactole touristique...

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