15/03/2016

Mardi....dernier. (Le 15 mars 1244)

"Mardi dernier, ma soeur Félipa et moi allâmes voir ma mère Corba , et là ma soeur et moi avons "adoré" cette hérétique et ses compagnes comme il a été dit, après quoi nous prîmes congé de Corba et de ses compagnes et sommes rentrées chez nous.

Ce fut mardi (15 mars) et le lendemain les hérétiques furent brutalement tirés du castrum de Montségur et brûlés."

Déposition d'Arpaïx de Rabat devant frère Ferrer et frère Pierre Durant inquisiteurs....

La fumée a du rester longtemps des 220 brulés de ce mercredi 16 mars 1244. Longtemps à trainer sur l'horizon bleu de Montségur, celui qui en cette mi mars, joue entre le printemps et la neige, la morsure du froid et puis celle du feu.

J'ai marché sous les étoiles de l'été dans la maison des Bons hommes, là où dans l'ombre des temps Corba a dit adieu à ses deux filles, en choisissant la lumière de la mort.

Entre le feu et la glace quel fantôme erre encore sur la pierre et dans le vent?

Les blessures de l'histoire restent vivantes et les larmes sèchent plus vite que le sang.

Montségur, les cathares, bûcher de Montségur, Consolament, Corba de Péreille, Arpaïx de Rabat, Félipa de Mirepoix, Esclarmonde de Péreille

 

 

 

13/03/2016

Montségur dimanche 13 mars 1244, dimanche 13 mars 2016

Montségur, les cathares, bûcher de Montségur, Consolament

 


- Vilanòva de Menerbés, Mediatèca, 18 h : conferéncia de Joan-Loís Gasc sus Montsegur
Jean-Louis Gasc  donnera une conférence « Il était une foi Montségur » , le Samedi 19 mars 2016 à 18h A la médiathèque de Villeneuve-Minervois (Médiathèque - Espace Culturel - Complexe Vitalis Cros - 11160 Villeneuve-Minervois—04 68 26 19 31). Le verre de l’amitié clôturera cette soirée

« Il était une foi Montségur » est aussi le titre d’un livre de Jean-Louis Gasc, conférencier aux Monuments Nationaux. C’est le fruit de la rencontre de toute une vie entre l'auteur et le site de Montségur, qu'il a habité et n'a cessé d'arpenter, en toutes saisons, de jour comme de nuit, avec beaucoup de passion et aussi un appareil photo.  De cette longue histoire d'amour est donc né un livre mais pas que...

« S’il y a un secret à Montségur il est au fond du cœur de celles et ceux qui demandent à de recevoir le consolament, ce baptême d’ordination qui allaient faire d’eux des Bons chrétiens, des bons hommes et des bonnes dames. Le choix des flammes un dimanche 13 mars en 1244 :

 « Avant la reddition du château de Montségur, se firent hérétiques : Guilhem de Lahille, Raimond de Marceille, Pierre Robert, Guilhem de Narbonne, Brasilhac, Raimond de Belvis, Pons de Narbonne, sa femme Arsende, Arnaud Doumerc et sa femme Brune, Jean Rey, Arnaud Teulier, Raimond de Tournebouïx, Guilhem Garnier, Guilhem Delpech, Corba, femme de Raimond de Péreille, Guillemette Aicard et Ermengarde d’Ussat. … Ils reçurent le consolament ».

 On peut y ajouter Esclarmonde de Péreille qui reçoit le consolament avec sa maman, Corba et le chevalier Bernard de Saint Martin qui partageait ainsi le destin de son compagnon de combat le chevalier Guilhem de Lahille.

 « Père Saint Dieu juste des Bons esprits, donne nous à connaître ce que tu connais et à aimer ce que tu aimes. »

 

 

 

16/02/2015

Un vrai château "cathare" Roquefort de la Montagne noire

Roquefort, château cathare,Pierre Clément, SRA, Hadès, archéologie médiévale, bûcher de Montségur,les cathares,pays cathare,

                                        "Suite à la demande de Pierre Clément, propriétaire du site, et sous l'égide du SRA de Toulouse et de Michel Barrère, le castrum de Roquefort a fait l'objet de sondages archéologiques durant l'année 2014. Dirigés par l'archéologue Bernard Pousthomis (Hadès), il a notamment été procédé à la découverte puis datation C14 de charbons de bois trouvés dans le mortier de la tour du castrum. Ces analyses ont démontré une probabilité de datation de la tour de 87, 6 % entre 1151 et 1220, avec un pic de possibilité entre 1162 et 1208. La tour de Roquefort est donc fort probablement contemporaine de la période "cathare", et constitue un des rares témoins "authentiques" de la croisade contre les albigeois."

 

 

 

On rappelle que ce beau castrum occitan a donné toute une lignée de Bons hommes et bonnes femmes cathares, la Dame de Roquefort, mère de l’évêque catholique de Carcassonne a été brûlée vive en 1210. Un de ses fils Raymond, après avoir été un Bon homme cathare a rompu ses vœux pour combattre les croisés. Puis, après la défaite il est retourné à l’Eglise dissidente et a trouvé la mort sur le bûcher de Montségur, le 16 mars en 1244.